« Je pleure pour un rien », « mes émotions me submergent », « comment gérer mes émotions »… Des termes que tu as certainement cherché sur internet pour trouver des réponses, et surtout, des solutions à tes difficultés émotionnelles. 

Internet est un formidable outil… Le hic, c’est qu’il y a à boire et à manger… Les termes s’accumulent et semblent tous plus ou moins parler de la même chose. Tu te retrouves à lire du contenu sur les personnes hypersensibles, puis les hyperémotifs… Alors même que tu cherchais des réponses, tu quittes la page avec plus de questions qu’au début de tes recherches.

A tort, l’hypersensibilité et l’hyperémotivité sous souvent confondues. Certes, elles présentent des similitudes, et peuvent être combinées, mais elles sont bien distinctes. Et bien entendu, il est fondamental d’en avoir conscience pour te connaître au mieux.

 Suis-je hypersensible ?

Si l’hypersensibilité a toujours existé, les recherches précises sur le sujet se sont développées depuis une vingtaine d’années. Ajoutons à cela l’avènement d’internet, et l’engouement occidental pour le développement personnel : l’hypersensibilité commence à faire parler d’elle. Et c’est génial ! Pour autant, comme à chaque fois qu’un sujet de société fait parler de lui, les informations se multiplient et les amalgames se créent.

Au cours d’un repas, après avoir expliqué mon activité de coaching et de programmes en ligne pour sensibles et hypersensibles, un ami m’a répondu : « mais si je perds un proche demain, je vais pleurer et être sensible… Alors si c’est ça, tout le monde est hypersensible ».

Effectivement, si l’hypersensibilité se résumait à être humain, le terme n’existerait pas. 

Rappels sur l’hypersensibilité

Les personnalités hypersensibles représentent environ 20% de la population

Elles se caractérisent par 4 grandes particularités : 

  • Sensorielle : exacerbation des 5 sens, comme si le corps n’était pourvu d’aucun filtre protégeant des stimulations extérieures,
  • Émotionnelle : forte réactivité émotionnelle, l’impression de tout prendre « en plein cœur »
  • Intuitive : les hypersensibles sont guidés par leur cœur, ils sont comme « en connexion » avec ceux et ce qui les entourent, ce qui les amène souvent à « ressentir » les choses, avant de les intellectualiser, 
  • Cognitive : les neurosciences ont mis en avant une forte connectivité neuronale chez les personnes hypersensibles ; les informations fusent, s’associent, se confrontent…

Si tu souhaites en savoir davantage, j’ai détaillé l’ensemble de ces caractéristiques dans cet article ! 

L’hypersensibilité : une manière de ressentir plus que d’exprimer

Comme j’ai l’habitude de le dire : l’hypersensibilité, c’est davantage une manière de RESSENTIR les choses, que de les exprimer. Et c’est bien là toute la nuance. Chez l’hypersensible, il est question de sensibilité : ce qui est ressenti, au sens corporel, puis émotionnel.

Être hypersensible, c’est être à la fois en contact direct avec les subtilités externes et internes : je sens mon environnement sans filtre, et je suis à la fois dans une connexion profonde et intime avec mon monde intérieur. Ainsi, les émotions et ressentis sont intenses et les pensées fusent. 

C’est par cette richesse émotionnelle que certaines personnes hypersensibles expriment fortement leurs émotions : en pleurant, riant, criant… Elles sont si intensément ressenties, qu’elles s’expriment en conséquence.

MAIS, ce n’est pas une règle absolue. Certaines personnes hypersensibles peuvent ressentir fortement leurs émotions, mais ne pas parvenir à les exprimer. J’ai d’ailleurs certains coachés que j’accompagne pour les accompagner dans la reconnaissance, l’accueil et l’expression que leurs émotions.

Tu l’auras compris : être hypersensible, c’est donc bien plus complexe que pleurer devant une publicité.

Suis-je hyperémotif ?

Là où l’hypersensibilité se manifeste par une manière de RESSENTIR profondément tout ce qui nous entoure, l’hyperémotivité concerne davantage la manière d’EXPRIMER les émotions.

Le Larousse la définit comme telle : « Disposition à réagir de façon excessive aux évènements dans le domaine relationnel ».

Ainsi, les stimulus extérieurs, changements, difficultés sont sources de débordements émotionnels : les émotions submergent et dépassent (crise de larmes, coup de colère, crise panique…).

Les manifestations de l’hyperémotivité

L’hyperémotivité chez l’adulte se présente généralement sous les formes suivantes :

  • Hyperréactivité à des stimulus extérieurs qui ne font pas réagir la majorité des gens,
  • Débordement émotionnel face à des situations génératrices d’émotions, même en ce qui concerne les émotions agréables,
  • Fragilité face à toutes difficultés ou tout dysfonctionnements imprévus suivis parfois de crises d’angoisse, attaques de panique…
  • Difficulté dans la gestion des émotions,
  • Impatience et manque de recul,
  • Peur du changement et de l’imprévu,
  • Ruminations,
  • Difficulté face à l’inconnu,
  • Tendance à l’exagération et/ou à la victimisation,
  • Hypersensibilité aux reproches et critiques,
  • Pleurs et montées émotionnelles fréquentes dans les situations même les plus banales,
  • Peur de l’abandon

Hypersensible ET hyperémotif

J’espère que tu comprends mieux pourquoi hypersensibilité et hyperémotivité sont souvent associées, malgré leurs différences. 

Pour moi, l’hypersensibilité est une façon d’être au monde : elle est ancrée dans notre ADN et nous suivra toute notre vie. On ne peut s’en débarrasser, juste apprendre à la connaitre et à l’aimer. 

Quant à elle, l’hyperémotivité serait plutôt un comportement expressif : la manifestation extérieure, de ce qui se passe à l’intérieure. Elle peut être innée (depuis naissance) ou acquise (après un choc, deuil, trauma), et peut tout à fait être temporaire. Nous pouvons donc l’apprivoiser, accueillir et la réguler ! 

Ainsi, il est tout à fait possible d’être hypersensible ET hyperémotif (si c’est ton cas, je t’invite à lire cet article). Mais on peut tout à fait être soit l’un, soit l’autre, ou aucun des deux.

Je précise également que ni l’une ni l’autre ne sont des pathologies, des failles, des défauts ! Elles peuvent être des terrains qui, en cas de déséquilibres ou de traumas, favorisent le développement de pathologies (anxiété, dépression, burn-out) mais, à nouveau, n’y sont pas associées !

Quoi qu’il en soit, en observant ton fonctionnement et en apprenant à donner toute leur place à tes émotions, il est possible de trouver ton équilibre émotionnel. L’intelligence émotionnelle se développe, tout comme l’amour de soi : et c’est justement ce que nous réalisons ensemble dans mon programme Sérénité Emotionnelle : 4 semaines pour découvrir, accueillir et apaiser tes émotions.

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