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Hypersensible perfectionniste : parfait ou heureux ?

Intransigeant(e) avec toi-même, tu t’en demandes toujours plus. Tu peux passer des heures sur un détail, à la recherche de la perfection. Dans ta tête, il pleut des « il faut », « je dois », « mieux »… En outre, c’est la course à l’amélioration constante. Tu cherches à être excellent(e) dans tout ce que tu entreprends.

La course à la perfection : une spirale infernale

spirale infernal perfectionnisme

Qu’est que le perfectionnisme et d’où vient-il ?

Pour commencer, je précise que le perfectionnisme est un trait de caractère, au même titre que l’hypersensibilité. D’ailleurs, il y est souvent associé…

Il trouve ses sources dans 3 environnements :

  • Héréditaire : comme notre tendance à être jovial, ou défaitiste, le perfectionnisme fait partie de nos gènes et se transmet de génération en génération… D’ailleurs je t’invite à te demander si tes parents ont tendance à être perfectionnistes.
  • Familial / Educatif : la manière dont tu as été éduqué a forgé ton caractère : étais-tu félicité pour ce que tu faisais, ou qui tu étais ? Te poussait-on à toujours faire mieux ? 
  • Social / Culturel : le monde a beaucoup évolué en peu de temps. Dans notre économie actuelle, la compétition, la concurrence et le libre marché poussent à se démarquer, « faire mieux que » pour être légitime, pour exister. D’autre part, l’entrée à l’école est un vrai déclencheur car l’enfant est évalué, noté, classé, comparé…
travailler plus, toujours plus

D’après une étude de Curran et Hill (2017), on trouve 3 types de perfectionniste : 

  • Auto-centré : désir intérieur et personnel de perfection,
  • Socialement prescrit : soumis à la pression de la compétition, l’individualisme, la méritocratie
  • Orienté par les autres : réponse à des exigences parentales fortes

Consciencieux ou perfectionniste ? 

La nuance semble faible vue de l’extérieur. La preuve, on a souvent tendance à voir le perfectionnisme comme une qualité : on place son regard sur ce qui est effectué… Cependant, si on adopte une vision plus large, on remarque que la personne perfectionniste est véritablement en souffrance, et qu’elle a du mal à réfléchir en termes de productivité (rapport temps/résultat). Être consciencieux est une qualité, être perfectionniste est un fardeau.

La personnalité consciencieuse :

bon chemin consciencieux
  • se fixe des objectifs réalisables et les adapte selon les circonstances
  • est consciente de ses propres ressources comme de ses points de faiblesses
  • sait tirer profit des critiques et s’autocritique de manière constructive
  • ne perd pas de vue son objectif et prend toute information lui permettant de l’atteindre, mettant son égo que côté.
  • se dissocie de ses réalisations : en cas d’échec, elle en étudie les raisons et en tire les conclusions pour réessayer différemment.

La personnalité perfectionniste :

  • s’impose des objectifs inatteignables, irréalisables, idéalistes…
  • est incapable de revoir ses prétentions car il perçoit cela comme une faiblesse.
  • se juge alors « nul », « mauvais » en cas de difficulté.
  • Se montre inflexible et raisonne de manière binaire et injonctive : « tout ou rien », « génial ou nul », « il faut que », « je dois ».
burnout stress perfectionniste

Par ailleurs, pour la personne perfectionniste, le détail compte autant que le projet global : elle dépense alors énormément de temps et d’énergie dans tout ce qu’il entreprend. Elle est très exigeante avec elle-même et avec les autres. Elle est même capable de ne rien entreprendre sachant que ce qu’elle ferait pourrait être imparfait. C’est la porte ouverte à la procrastination. Et parce qu’elle met tout son cœur et toute son énergie dans sa quête de perfection : la critique lui est insupportable et entraine chez lui des ruminations incessantes.

Perfectionniste et peur de l’échec

Sa peur ultime : l’échec, perçu comme une fin en soi. Si le projet est un insuccès, le perfectionniste remet en cause son identité propre. Et comme chaque chose lui parait perfectible, il lui est impossible de se réjouir de ses réussites.

Cette course infernale et vaine est génératrice de frustration, déception, colère, perte de confiance en soi… Pour toutes ces raisons, elle peut mener à la dépression, au burnout, à l’anxiété. En effet, j’en sais quelque chose car je suis passée par là… 

Les clés pour le mettre au service de ta vie 

perfectionnisme non, sagesse oui
Sagesse – Perfectionnisme

Le perfectionnisme offre une vision pointilleuse, la motivation de réussir, le pouvoir de se donner les moyens… Mais il peut aussi être destructeur.

Pour t’éviter de tomber dans la spirale infernale, je te livre quelques conseils : 

  • Prendre conscience de la pression que tu t’inflige : je te conseille de lister l’ensemble des conséquences de ton perfectionnisme sur ta vie (stress, frustration, besoin d’approbation, manque de temps pour ta famille, tes amis…)
  • Travailler l’estime de soi : prendre conscience que ta valeur ne dépend pas de ce que tu fais, mais de ce que tu es au fond de toi. Lorsque tu es né, on t’aimait déjà alors que tu n’avais rien fait. On appelle cela l’amour inconditionnel : je t’invite à le redécouvrir.
amour de soi, confiance en soi, estime de soi
  • Revoir ses pensées « polarisées » : prendre soin de modifier ton vocabulaire, transformer les « je dois » en « j’ai envie », le « je dois faire toujours mieux » en « je fais de mon mieux »
  • Multiplier ses réalisations : tout miser sur un domaine de ta vie est dangereux. Dans mon cas, j’ai souhaité être parfaite au travail, j’ai tout donné jusqu’à l’épuisement. Lorsque j’ai été mise en arrêt de travail avant de quitter définitivement l’entreprise, j’étais persuadée de n’avoir plus aucune valeur, ni raison de vivre. J’avais arrêté tout loisir pour me consacrer à mon travail, avait délaissé mes proches… Quand j’ai « perdu » mon travail, je ne savais plus quelle valeur j’avais… Avoir plusieurs domaines dans lesquels nous sommes bons nous permet de garantir un équilibre en cas d’échec dans l’un d’entre eux.
  • Réfléchir en termes d’efficience et de productivité : est-ce que ça vaut vraiment la peine que je passe 2h à faire cette chose ? Je me pose souvent la question quand je crée des infographies : qu’est ce qui compte vraiment pour moi ? C’est d’aider et de transmettre des messages. Je ne suis pas infographiste, et personne ne remarquera que le texte n’est pas parfaitement centré. Penser OBJECTIF ! 

Conclusion

J’espère que cet article t’aura permis de mettre en évidence certains aspects du perfectionnisme. Je te souhaite vraiment de prendre le temps d’étudier ton rapport aux succès/échecs pour te respecter sans tomber dans la spirale infernale du perfectionnisme ! 

Si tu souhaites un résumé vidéo de cet article, RDV sur Instagram, rubrique IGTV.

Sensiblement,

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