Somatisation : les mots du corps

« J’en ai plein le dos, je ne digère pas cette remarque, j’ai la rage au ventre… » : des expressions que nous utilisons souvent de manière spontanée, et qui traduisent particulièrement bien notre état émotionnel…et physique ! 

Et si certains de nos maux étaient le reflet de notre monde intérieur, et surtout, de nos émotions ?

« Tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime ! » Autrement dit, si tu n’ouvres pas la porte à tes émotions, elles passeront par la fenêtre. 

Mais qu’en est-il lorsque nous sommes hypersensible, hyperémotif, hyperempathique ? Et d’autant plus lorsque nous ne savons pas comment écouter nos émotions ? 

De l’émotion à la somatisation 

Toute émotion vient à nous pour nous faire passer un message, pointer du doigt un besoin, et inciter à nous mettre à l’action. Tu as d’ailleurs déjà remarqué la manière dont ton corps réagit en fonction de l’émotion que tu vis : 

  • Ton cœur s’emballe, tes mains deviennent moites, et tu te raidis lorsque tu as peur, 
  • Tu sens un poids dans ta poitrine, les larmes coulent sur tes joues lorsque tu es triste…

Mais exprimer ses émotions, au sens « les faire sortir de son corps » peut parfois s’avérer compliqué. J’ai d’ailleurs de nombreux clients hypersensibles qui me consultent parce qu’ils ressentent fortement la tristesse, mais sont incapables de pleurer. Je le rappelle : l’hypersensibilité, c’est une manière de ressentir fortement, pas d’exprimer… 

Lorsqu’une émotion n’est pas accueillie, elle reste emprisonnée dans le corps, elle cristallise, et trouve un moyen de se faire entendre… C’est ce qu’on appelle la somatisation.

La somatisation

Somatisation : les mots du corps

« Processus inconscient visant à transférer, transformer des difficultés affectives en troubles somatiques fonctionnels: céphalées, migraines, dysphagie, rhumatismes, eczéma, etc. (Ancelin Sc. hum. 1982) » 

Le mal est d’origine affective : mais cela ne le rend pas moins existant, ni ne rend la douleur ou les désagréments moins réels !

Bien entendu, cela ne veut pas dire que toute maladie prend sa source depuis une émotion ! Et si tel est le cas, nous n’en sommes pas responsables et ne devons pas nous blâmer pour cela : nous faisons ce que nous pouvons, avec nos ressources du moment. 

Parfois, le cerveau pense n’avoir pour seule option que d’étouffer nos émotions pour nous protéger. C’est OK : ce qui compte, c’est de prendre conscience de cela et de s’en libérer lorsque cette stratégie s’avère plus destructrice que protectrice…

L’aspect positif de ces maux : ils nous passent un message à côté duquel il est difficile de passer…quand on veut bien les écouter…

Du mal de tête au burn-out

Je t’invite à porter un regard nouveau sur les maux de ton corps, les interpréter comme des signaux d’alarme qui hurlent : « tu as dépassé tes limites ». Et pour illustrer cela, je vais te parler de mon expérience…

Il y a environ deux ans, j’ai commencé à avoir de plus en plus de difficultés émotionnelles et affectives. Des épisodes douloureux dans ma vie personnelle, de la pression au travail, et de nombreuses pensées destructrices en tête : la situation était difficilement gérable, mais je m’efforçais de me dire : « il faut que tu tiennes », « tu dois être forte », « tu n’as pas le choix ».

J’ai de nombreuses fois ravalé mes émotions pour continuer d’avancer, et mon corps a pris la relève, un symptôme après l’autre :

  • Maux de tête réguliers, 
  • Fatigue, 
  • Douleurs dorsales, 
  • Transpiration excessive, 
  • Palpitations, 
  • Dysidrose / Eczema, 
  • Constipation / Diarrhées, 
  • Infections urinaires à répétition…

J’ai pris sur moi pendant plusieurs mois à coup de médicament, de déodorants chimiques, de crèmes à la cortisone… Jusqu’à ce que mon corps et mes émotions aient explosés : burn-out. 

Il aura fallu que je craque pour enfin prendre conscience de mon état émotionnel… 

Bien entendu, chaque corps est différent, chacun à son propre langage… Et il ne s’agit pas non plus de tomber dans l’hypercondrie, et de vouloir interpréter chaque signe. Parfois, j’ai mal à la tête parce que je suis fatiguée, parce que j’ai regardé trop d’écrans… 

Les messages de ton corps et leur source émotionnelle 

Aujourd’hui, je te propose une approche métaphysique de tes maux et maladies, pour essayer d’en détecter les messages… 

Bien entendu, cet article est une piste de compréhension, et ne se substitue pas à une consultation médicale : si tu présentes une maladie, je t’invite à consulter un professionnel de santé traditionnel et compétent. 

Le corps d’après la métaphysique…

  • La tête : mon individualité, 
  • Les yeux : ma capacité à voir, 
  • Les oreilles : ma capacité à entendre, 
  • Le nez : ma capacité à sentir et ressentir les personnes et situations, 
  • La gorge : l’expression de mon langage verbal et non verbal, ma créativité,
  • Les épaules : ma capacité à porter une charge, des responsabilités…
  • Le cœur : mon amour
  • Les poumons : mon besoin d’espace et d’autonomie, reliés au sentiment de vivre,
  • Le dos : mon support, mon soutien, 
  • L’estomac : ma capacité à digérer de nouvelles idées, 
  • La peau : ma liaison entre mon intérieur et mon extérieur 
  • Les intestins : ma capacité de relâcher, de laisser aller l’inutile, de laisser circuler les évènements de ma vie…

Les mots du corps : propositions de significations de malaises et maladies

Apprendre à décrypter son corps, c’est un moyen de se donner de l’amour… Se dire : « Je t’écoute, je suis là »…

J’ai repris pour toi des significations qui pourront, je l’espère, te donner des pistes de réflexions :

  • Acouphènes :  besoin d’être à l’écoute de ses besoins intérieurs et de ses valeurs, 
  • Allergies : colère ou frustration face à une personne ou un évènement « à quoi suis-je allergique dans cette situation ? »
  • Angoisse : sentiment de me croire limité.e, restreint.e avec une impression très marquée d’étouffer dans une situation, 
  • Burnout : fuite d’une émotion intense vécue au travail ou dans des occupations diverses, 
  • Constipation : vouloir retenir des personnes ou des évènements dans ma vie, 
  • Eczéma : ne plus avoir de contact avec un être aimé
  • Fatigue : j’éparpille mes énergies, je me laisse contrôler par mes peurs, insécurités, inquiétudes…
  • Haut du dos (douleur) : impression que l’on veut me juger, me blesser, tendance à me refermer comme une huitre, 
  • Milieu du dos (douleur) : culpabilité émotionnelle et affective, 
  • Bas du dos (douleur) : insécurités matérielles (travail, argent, biens…) ou affectives (peur de manquer, peur de ne pas y arriver…)
  • Maux de tête : je m’efforce d’être ou de faire d’une certaine façon, j’intellectualise tout et me juge des émotions que je ressens, je me juge sévèrement…

J’espère que cet article aura pu t’apporter des éclairages sur les messages envoyés par ton corps, en gardant à l’esprit que le langage de ton corps est unique. En apprenant à parler son langage, tu parviendras à te connecter plus profondément à tes émotions…

Source et références : « Le dictionnaire des malaises et des maladies » de Jacques Martel

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