Tu t’interroges peut-être sur le titre de cet article… Mais qui peut bien avoir besoin de se réconcilier avec cette émotion si agréable qu’est la joie ? 🤔

De « bonnes raisons » de ne pas être heureux…

Eh bien, bon nombre de personnes en réalité… Comme toute émotion, la joie possède elle aussi son lot de croyances limitantes, pour n’en citer que quelques unes :

  • Si je ressens de la joie, il va forcément m’arriver quelque chose de négatif ensuite (chérophobie – peur du bonheur),
  • Manifester ma joie peut rendre les gens malheureux encore plus malheureux, 
  • Je n’ai pas le droit de ressentir de la joie compte tenu de toutes les inégalités et injustices dans le monde, 
  • Si je ressens une joie intense, la peine qui suivra sera bien plus douloureuse à encaisser,
  • J’ai trop de responsabilité sur les épaules pour me permettre une telle légèreté,
  • Je ne mérite pas d’être en joie,
  • Sortir de la tristesse pour aller dans la joie, c’est faire une croix sur la complainte, le maternage, le réconfort des autres… (la croyance qui pique quand on en prend conscience)

Peut-être que tu t’es reconnu.e dans une ou plusieurs des phrases ci-dessus… Si c’est le cas, c’est OK. Sinon, peut-être as-tu identifié d’autres croyances limitantes associées à la joie ? Tu comprends mieux pourquoi, finalement, elle n’est pas forcément une émotion qu’on se permet de ressentir, de vivre, d’incarner pleinement.

Hypersensibilité rime aussi avec joie et positivité

Bien entendu, tout être humain est en mesure de ressentir la joie ! Et j’oeuvre chaque jour pour faire passer le message suivant : on peut être hypersensible et heureux, optimiste, joyeux. Hypersensibilité ne rime pas forcément avec tristesse, anxiété, déprime, dépression, et c’est si important de le rappeler ! Nous avons cette capacité à ressentir TOUTES les émotions intensément : il ne tient qu’à nous de développer nos capacités d’optimisme et de nous connecter à des émotions qui nous ressourcent. C’est possible, à condition de s’écouter, se respecter et d’être bienveillant avec soi-même.🥰

Parfois cependant, il arrive que la tristesse nous submerge. Lorsque j’étais en dépression, je me souviens ô combien je me sentais coupable de ne pas ressentir de joie dans des situations qui, d’après mon mental, aurait du m’en apporter. Je me disais que j’étais nulle, blasée, que je faisais soufrir ma famille… Je me flagellais, et confondais optimisme avec déni/refoulement de ses émotions Alors j’essayais de me forcer. Mais comme toute émotion, la joie ne se décrète pas : elle se vit et se ressent ! 😉

Se connecter à la joie

Pour s’y connecter pleinement, trois clés : 

  1. Le pouvoir du moment présent : impossible d’être à deux endroits en même temps, notamment dans ton brouillard mental, et dans une situation, pourtant positive. Avec le recul, j’ai compris qu’au plus je me culpabiliserai de ne pas être en joie, au moins je la ressentirai. Il fallait d’abord que j’apaise mes ruminations, que je fasse la paix avec moi-même, que je fasse de la place pour pouvoir accueillir la joie.
  2. La joie et le bonheur sont bien différents : j’ai aussi compris que la joie n’est qu’une émotion qui nous traverse, et nous informe qu’un et qu’il est intuile de rêver de s’y accrocher… La joie, c’est l’émotion de l’accomplissement, c’est une vague de chaleur qui t’emplit, le coeur qui s’ouvre, la vie qui circule ! Elle est liée à la satisfaction de désirs, à l’atteinte d’objectifs… Elle est donc dépendante d’une cause, et dure quelques instants. Le bonheur, quant à lui, est plutôt un état de paix intérieure, qui se manifeste sans raison extérieur identifiée. Donc c’est OK d’être parfois triste, parfois en joie, et cela ne remet pas en cause ta capacité à être heureux.
  3. Le mouvement : l’action génère des émotions, et les émotions ont pour mission de nous mettre en mouvement… C’est un cercle vertueux ! Rêver à la joie n’apporte pas la joie : seuls les moments de vie nous offre la possibilité de la ressentir. En se mettant en action, on réalise des projets, on se déploie, on booste l’estime de soi…ce qui est impossible à réaliser lorsque nous sommes dans le mental. D’autant qu’au plus on PENSE à ce que doit être la joie, au plus on place des attentes idéalisée sur celle-ci : on se crée un fantasme de ce qu’elle devrait être, avec le risque d’être « déçu.e ». La clé : accueillir ce qui est sans attente, laisser venir l’émotion et accepter qu’elle est parfaite ainsi.

J’espère que ces mots pourront t’aider à profiter de toutes les beautés de l’hypersensibilité, notamment la faculté de ressentir si intensément les émotions agréables ! 🤩

Pour t’acompagner plus en profondeur sur ce chemin, j’ai conçu RECONCILIATION : le guide des émotions. Tu y trouveras toutes les informations à savoir sur les émotions, l’hyperémotivité, l’hyperempathie… Mais surtout, des fiches sur chaque émotion avec des méthodes précises pour les accueillir et vivre pleinement avec elles !

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