Suis je hypersensible 4 caracteristiques pour le découvrir

Depuis ces premiers pas, les études sur le sujet se sont multipliées, nous apprenant aujourd’hui qu’une personne sur 5 est hypersensible.

Avant le XIXème siècle, l’hypersensibilité était encore un grand point d’interrogation. Peu de psychologues et philosophes, se penchaient sur le sujet. C’est Carl Gustav Jung, reconnu notamment pour la création du modèle MBTI, qui fut un des premiers scientifiques à s’y intéresser au début des années 1900.

Depuis une vingtaine d’années, c’est Elaine Aron qui s’est imposée comme la pionnière référence de l’hypersensibilité ! Elle a d’ailleurs créé un test d’hypersensibilité, et le modèle DOES, que je te présente dans cet article.

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Profondeur du traitement de l’information (Depth of Processing)

Rappelle-toi la dernière fois que tu as été au restaurant. On t’a demandé de choisir ton plat et un véritable casse-tête s’est alors mis en place. Consciemment ou pas, tu as commencé à étudier toutes les possibilités, soucieux de faire le bon choix. Tu as alors fait le lien avec tes expériences passées et imaginé ce qu’il se passerait en fonction de chaque possibilité… Et c’est seulement après un long processus de réflexion que tu as pu enfin te décider, en dernier, comme toujours. C’est un exemple léger de la profondeur de traitement ! 

En effet, les personnes hypersensibles ont cette particularité d’analyser et de confronter chaque information avec leurs propres expériences. C’est un fait scientifique vérifié ! Dans ses recherches, Jadzia Jagiellowicz a mis en évidence que les hypersensibles sollicitaient d’avantage la partie du cerveau dédiée à la profondeur de l’information, en comparaison à des personnes non-hypersensibles, notamment pour des tâches nécessitant la détection de subtilités.

Mobilisation supérieure aux autres pour une sollicitation égale (Overstimulation)

Tu viens d’effectuer une journée de travail comprenant une réunion de 3h, tu as déjeuné dans un restaurant bondé à midi, et tu dois faire les courses en période de soldes. Pour couronner le tout, tes collègues te proposent de sortir dans un bar en fin de journée. Résultat : trop d’informations à intégrer, trop de bruit, trop de sollicitations, sur une trop longue durée. Tu n’en peux plus alors que tes collègues sont au taquet, prêt à faire la fête pour « décompresser ». Et pour toi, sortir dans un bar bondé où la fête bat son plein : c’est TOUT sauf décompressant.

Être hypersensible, c’est se trouver en sur-sollicitation et subir des situations que d’autres peuvent trouver banales, acceptables voire même agréables. Pour nous, tout est question de ressentis et d’accumulations.

Friederike Gerstenberg a d’ailleurs réalisé une expérience mêlant attention, précision et rapidité : dans un paragraphe contenant uniquement la lettre L, détecter si un « T » s’y cachait. Les hypersensibles ont été beaucoup plus rapides que les personnes non-hypersensibles, mais se sont surtout senties plus stressées à l’issu de l’exercice…

Réactivité émotionnelle et forte empathie (Emotional Reactivity and Empathy)  

L’empathie est un des traits forts de l’hypersensibilité. 

Elle se caractérise par la faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent (définition Larousse). Certains hypersensibles sont d’ailleurs ce qu’on appelle des « hyperempathes » : ils ressentent toutes les émotions des personnes avec lesquelles ils sont en contact.

Beaucoup d’hypersensibles se caractérisent souvent comme des « éponges émotionnelles ».

Bianca Acevedo a d’ailleurs réalisé une étude mettant en exergue que ces capacités sont supérieures chez les hypersensibles. Face à des photos de visages exprimant la joie, la tristesse ou la neutralité, la partie du cerveau à l’origine des émotions (l’insula) était beaucoup plus active que chez les personnes non-hypersensibles.

D’autre part, ces études ont montré qu’à la vue des photos de leurs proches tristes, les personnes sensibles ont d’autant plus sollicité les zones de leur cerveau relatives au besoin d’agir… Bref, en plus d’être affectés par les émotions des autres, les hypersensibles ressentent le besoin de leur venir en aide !

Sensibilité accrue aux stimulis (Sensing the Subtle)

Bien souvent présentées comme dotées d’une « haute sensibilité », il est commun de penser que les hypersensibles présentent des facultés exceptionnelles liées à leur 5 sens.

Mais, à titre d’exemple, leur vue serait-elle meilleure que celle des autres ? Si tel était le cas, aucun hypersensible ne porterait de lunettes…

En réalité, notre particularité relève plutôt dans le processus de traitement des stimulis reçus. Nous n’entendons pas forcément mieux, mais portons une attention toute particulière aux bruits qui nous entourent, et prenons soin de les analyser. 

Cela dit, lors de fortes sollicitations, un bruit excessif par exemple, il est commun que ce dernier soit réellement insupportable. Par exemple, une sirène de pompier, des bruits de travaux…peuvent générer un vif besoin de fuite et de retour au calme.

Chaque sens est concerné : une étiquette qui gratte sur un vêtement (toucher), des odeurs de parfums, tabac… (odorat), un aliment immangeable (gout), des lumières trop fortes ou agressives comme des stroboscopes (vue)…

On peut également parler d’hypersensibilité sensorielle ou hyper-sensorialité, commune pour les personnes hypersensibles.

Pour résumer : si tu te retrouves dans les 4 caractéristiques expliquées dans cet article, tu es probablement hypersensible !

Pour te permettre de lever le doute, je t’offre la possibilité d’aller plus loin en réalisant un test éprouvé que tu retrouveras dans mon Ebook offert :

Et toi, laquelle de ces 4 caractéristiques ressort le plus chez toi ?

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Retranscription vidéo :

suis-je hypersensible caractéristiques et test d'hypersensibilité

6 Responses

    • Un grand merci de m’avoir lue et de me partager ton avis positif Jennifer ! Tu sais que tu es la bienvenue ici…
      En effet, je souhaite que l’hypersensibilité puisse être reconnue pour que chacun puisse s’épanouir comme il est, avec sa propre personnalité.
      Belle journée,
      Anaïs

  1. Bonjour Anaïs.
    Je lis par hasard vos articles et c’est une révélation pour moi . Je ne suis donc pas seule à me sentir parfois harcelée par mes pensées , étouffée par mes émotions et agressée par l’extérieur ! Depuis toujours je pense , je réfléchis, j’analyse, j’essaie de comprendre ce qui m’entoure et me comprendre moi même, toujours à peser le pour et le contre de chaque décision que je dois prendre même les plus anodines ( votre exemple avec le choix du menu au restaurant m’a bien fait rire mais c’est tellement moi ) mais c’est plus fort que moi c’est une machine qui tourne toute seule☺ j’ai l’impression d’avoir 1000 pensées à la minute… je me disais « arrête de te poser des questions existentielles  » . C’est épuisant et ça prend énormément d’énergie. Je me suis mise à la méditation ça m’apaise c’est déjà un bon début. En tout cas je suis contente de pouvoir mettre un mot sur ces maux 😉. Merci

    • Bonjour Anne Hélène, et merci pour ton commentaire (ici, tout le monde se tutoie, es-tu OK avec cela ?) !
      Je suis heureuse de lire le mot « Révélation » et ce qu’il implique…
      Ah oui le plat au restaurant, un sacré dilemme haha !
      C’est aussi ce qu’on nous rabâche au quotidien : « tu te poses trop de questions » – « arrête de te torturer l’esprit » – « arrête avec tes questions… », alors on essaie d’arrêter, mais c’est pire ! Car ça fait partie de notre fonctionnement et de ce qui est important pour nous.
      En effet, la méditation, notamment le pleine conscience, est très efficace dans l’accueil des flots de pensées !
      Avec grand plaisir,
      Sensiblement,
      Anaïs

    • Bonjour Anne Hélène,

      Moi aussi je lis par hasard ce blog et me reconnais sur tous les points. J’aimerais beaucoup échanger avec vous, si le coeur vous en dit et si vous en avez envie et le temps bien sûr. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme moi. Jusqu’à présent, ma grande sensibilité me pesait et je le vivais comme un poids, un défaut voire un handicap même. Je suis en train de changer de d’angle de vue en débutant des recherches sur le net et après quelques conversation avec une psychologue et neuropsychiatre. Je me reconnais dans votre description.
      A bientôt peut-être.

      Lucie

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